Historique du comité de jumelage de la ville de Mâcon

     C'est avec Neustadt an der Weinstrasse que tout a débuté. Au début des années cinquante des hommes courageux et visionnaires, bravant une partie de l'opinion publique, osent le rapprochement avec l'Allemagne. Le 6 juillet 1955 Monsieur Louis Escande, Maire de Mâcon, reçoit Monsieur Jean-Marie Bressand, fondateur de l'association du Monde bilingue, pour une conférence qui fait naître l'idée d'un jumelage. Louis Escande adhère à l'Union Internationale des Maires (UIM) qui s'est donné pour objectif le rapprochement franco-allemand et la compréhension internationale. Par l'intermédiaire de cette Union et par l'entremise de la Suisse l'idée d'établir des relations entre Mâcon et Neustadt prend peu à peu corps. Louis Escande rencontre alors Monsieur Thyssen, Premier Adjoint au Maire de Neustadt.

 Atout important les deux villes sont situées dans des régions viticoles et ne sont pas trop éloignées l'une de l'autre, ce qui a son importance à une époque où les autoroutes n'existent pas encore.

     Le 26 juin 1956 Louis Escande et son homologue allemand, Edwin Hartmann, signent officiellement le jumelage entre Mâcon et Neustadt; premier jumelage d'une longue série entre des villes de Bourgogne et des villes de Rhénanie-Palatinat.

     Le 22 octobre de la même année un Comité de Jumelage prend forme au sein de la Municipalité et c'est Monsieur Marcel Vitte, Premier Adjoint, qui en assure la présidence.

     Dans le même temps, la Municipalité cherchant à se jumeler avec une ville de Grande Bretagne se voit offrir la candidature de Crewe dans le Cheshire. L'affaire est conclue et le jumelage a lieu en 1957.

     Le 25 mai 1959 paraissent au Journal Officiel les statuts du Comité de Jumelage, association régie par la loi de 1901. En 1962 Monsieur Bernard Humblot succède à Monsieur Vitte.

     A l'automne 1972 grâce à des contacts entre les deux Chambres de Commerce des liens d'amitié se tissent entre la ville-préfecture et celle de Macon, en Géorgie, dans le sud-est des Etats Unis. L'homonymie joua un grand rôle dans ce choix; on pouvait parler de villes soeurs.

     Dès 1969 la Canottieri Lecco participe à diverses reprises à des régates sur la Saône à Mâcon. En 1970 Maria Gnecchi, professeur à Lecco, organise les premiers échanges scolaires entre nos deux villes. C'est de bon augure car une première tentative de jumelage avec l'Italie avait échoué. Le 23 mai 1973 Louis Escande et Guido Puccio signent le serment de jumelage. Cette même année Monsieur Pierre Meilland devient Président du Comité de Jumelage.

     En 1977 Monsieur Pierre Joureau devient le 4ème Président du Comité de Jumelage, fonction qu'il remplira jusqu'en 2010.

     Le 15 mars 1980 c'est Maître Michel-Antoine Rognard, devenu Maire en 1977, et Emilio Fernandez Agraz qui officialisent le jumelage entre notre ville et celle d'Alcazar de San Juan en Espagne.

     En 1981, à l'initiative de Monsieur Albert Krivopisko, conseiller municipal communiste, des contacts sont pris avec la ville hongroise d'Eger. Ces contacts permettent à Maître Rognard et au Dr V. Varju de signer les documents de jumelage le 11 mai 1985.

     Le 20 avril 1992 c'est le Portugal qui est à l'honneur avec un jumelage ratifié par Maître Rognard et Monsieur JB Ferreira Couto. Mais ce n'est qu'en 1998 après la dissolution de l'Association Mâcon-Santo Tirso présidée par Monsieur Condemine que cette ville portugaise s'ajouta à la liste des villes dont s'occupe le Comité de Jumelage. Santo Tirso avait été choisie car de nombreux ressortissants de cette ville s'étaient établis à Mâcon.

     Enfin le 17 septembre 1994 Maître Rognard et Tommy Olmstead peuvent ratifier officiellement le jumelage entre Mâcon et Macon. 

     En février 2010 Monsieur François Sauzet succède à Monsieur Pierre Joureau à la tête du Comité de Jumelage.

     C'est grâce à des pionniers comme Bernard Humblot, Mademoiselle Hugonnier, MM. Marcel Vitte, Pierre Meilland, Henri Bouton et bien d'autres que l'esprit de jumelage a pu se développer à Mâcon  et il appartient à leurs successeurs de faire vivre ces jumelages et d'en préserver l'idéal.